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Chris Evert


Née le 21 décembre 1954 à Fort Lauderdale, en Floride, elle débarque très jeune en haut de l’affiche. À 16 ans, elle est déjà en demi-finale de l’US Open. À partir de là, elle va tenir un niveau quasiment irréel pendant plus d’une décennie.





Un style qui change le jeu


Sur le court, son tennis, c’était :

  • une position ancrée sur la ligne de fond, là où beaucoup montaient encore systématiquement au filet,

  • un revers à deux mains d’une propreté clinique, qui deviendra la norme chez les joueuses,

  • un coup droit frappé à plat, profond, qui repousse l’adversaire sans chercher l’esbroufe,

  • une capacité à ne rien rater, à faire jouer une balle de plus, encore et encore,

  • une gestion des points importants presque glaciale, qui lui vaudra le surnom d’“Ice Princess”.


Sur terre battue, son bilan est presque irréel : 94,05 % de victoires, elle donne l’immense une impression de mur infranchissable.



Un palmarès qui parle tout seul


Son CV en Grand Chelem est l’un des plus impressionnants de l’histoire :

  • 18 titres majeurs en simple :

    • 2 Open d’Australie

    • 7 Roland-Garros

    • 3 Wimbledon

    • 6 US Open

  • au moins un titre du Grand Chelem par an pendant 13 saisons de suite (1974–1986),

  • 52 demi-finales ou mieux en 56 tournois du Grand Chelem joués : elle sortait quasiment toujours dans la toute dernière ligne droite.

Sur le circuit, ça donne :

  • 157 titres WTA en simple,

  • plus de 1 300 victoires en simple,

  • une présence constante tout en haut du classement pendant plus d’une décennie.


Elle devient aussi, en 1975, la première n°1 mondiale officielle de l’histoire de la WTA.

Derrière les chiffres, il y a une colonne centrale : sa rivalité avec Martina Navratilova. Les deux se retrouvent en face l’une de l’autre en finale de Grand Chelem, au Masters, en Fed Cup… Leur opposition de styles – attaquante au filet contre mur de fond de court – structure une grande partie du tennis féminin des années 70–80.



Au-delà du court


Evert n’a pas seulement empilé les titres, elle a aussi pesé dans l’organisation du circuit féminin :

  • elle a été présidente de la WTA à plusieurs reprises,

  • elle a été l’une des figures de la professionnalisation et de la structuration du circuit.

Après sa retraite en 1989, elle ne quitte pas vraiment le tennis :

  • elle co-dirige l’Evert Tennis Academy à Boca Raton avec son frère John,

  • elle devient consultante et analyste TV, notamment pour ESPN, où elle commente les Grands Chelems,

  • elle s’implique dans différents projets caritatifs liés au tennis.



Une autre bataille


Ces dernières années, Chris Evert a dû affronter un autre adversaire : un cancer de l’ovaire, avec un diagnostic puis une rechute, et de nouveaux traitements. Elle a choisi d’en parler publiquement, tout en continuant à commenter les tournois et à s’occuper de son académie.



En résumé


Chris Evert, c’est :

  • l’une des plus grandes joueuses de l’histoire,

  • la reine de la terre battue avant l’ère Nadal,

  • la première n°1 WTA officielle,

  • la moitié d’une des plus grandes rivalités que le tennis ait connues


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