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Histoire des raquettes de tennis: les raquettes en bois

Dernière mise à jour : 9 janv.


Avant l’apparition des matériaux modernes, le tennis s’inscrit dans l’héritage du jeu de paume, pratiqué pendant des siècles. Les premières raquettes utilisées dans cette discipline, puis dans les formes anciennes du tennis, étaient en bois. Leur évolution reflète à la fois les progrès techniques et la transformation du jeu.



Des frappes à la main aux premiers outils


À l’origine, le jeu de paume se joue à main nue. Mais avec l’augmentation de la vitesse et de la dureté des échanges, les joueurs cherchent rapidement à protéger leurs mains. Ils utilisent d’abord des gants, parfois renforcés. Certains modèles comportent des zones plus rigides qui annoncent, de façon rudimentaire, le rôle futur du cordage : amortir et renvoyer la balle.

Au XVe siècle, apparaissent les battoirs en bois, sortes de palettes qui permettent de frapper plus fort tout en réduisant les risques de blessure. Cette étape mène progressivement à l’invention des premières raquettes en bois.



Les premières raquettes en bois : matériaux et caractéristiques


Les raquettes en bois sont généralement fabriquées en frêne, un matériau apprécié pour sa résistance. Le cordage, élément central de la raquette, est réalisé en chanvre ou, plus couramment, en boyaux de mouton, qui offrent une bonne élasticité.

Une raquette en bois se compose essentiellement de trois parties :

  • la tête (cadre en bois),

  • le manche,

  • le cordage, seule zone réellement en contact avec la balle.

Ces raquettes sont lourdes (environ 400 g) et mesurent autour de 66 cm. Leur tamis est nettement plus petit que celui des raquettes modernes : environ 300 cm² en moyenne, contre environ 645 cm² aujourd’hui. Cette différence rend le jeu moins tolérant aux frappes décentrées et demande davantage de précision technique.



Les années 1930 : le bois laminé


Dans les années 1930, l’apparition des raquettes en bois laminé marque une évolution importante. Elles sont fabriquées à partir de plusieurs essences (frêne, noyer, hêtre, érable…) assemblées en couches. Grâce à l’amélioration des colles, ces raquettes deviennent plus résistantes et moins sujettes à la déformation. Elles supportent mieux la tension du cordage et offrent un meilleur compromis entre contrôle, stabilité et puissance.



Le remplacement progressif par de nouveaux matériaux


À partir des années 1960 et 1970, de nouveaux matériaux apparaissent et s’imposent peu à peu, avec une restitution d’énergie plus efficace et une surface de frappe plus tolérante. Les raquettes en bois restent présentes au haut niveau pendant une période de transition, notamment chez des joueurs emblématiques comme Björn Borg et John McEnroe, parmi les derniers grands joueurs à utiliser le bois.

Au début des années 1980, l’abandon progressif du bois devient définitif dans le tennis professionnel.



Dernier Grand Chelem gagné avec une raquette en bois


Le dernier tournoi du Grand Chelem remporté avec une raquette en bois est Roland-Garros 1983, gagné par Yannick Noah. Cette victoire est souvent considérée comme un repère symbolique de la fin de l’ère des raquettes en bois au plus haut niveau.






 

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