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Julien Benneteau


Julien Benneteau, c’est le paradoxe du tennis français : un joueur qui détient l’un des records les plus cruels – dix finales ATP en simple, zéro titre – et, en même temps, un palmarès en double et en équipe nationale que beaucoup lui envieraient.





Les débuts et le simple


Né le 20 décembre 1981 à Bourg-en-Bresse, il passe pro en 2000.Pendant plus d’une décennie, son nom s’installe solidement dans le Top 100, avec des pics très corrects :

  • Meilleur classement : n°25 mondial en 2014

  • Quart de finaliste à Roland-Garros 2006

  • Demi-finales en Masters 1000 (Cincinnati 2014, Paris-Bercy 2017)



Mais son histoire en simple tourne autour d’une statistique devenue presque un running gag :

0 victoire pour 10 finales ATP.

Casablanca, Lyon, Kitzbühel, Marseille, Winston-Salem, Sydney, Rotterdam, Kuala Lumpur (trois fois)… À chaque fois, il va au bout de la semaine, jamais au bout du tournoi.

Et puis il y a ce match que tout le monde a en tête :Wimbledon 2012, troisième tour, où il pousse Roger Federer en cinq sets sur le Centre Court. Benneteau mène deux manches à zéro, frôle l’exploit, et laisse une des plus grosses frayeurs de la carrière du Suisse.



Le double : enfin la récompense


Là où sa carrière bascule vraiment du bon côté du palmarès, c’est en double.

  • 12 titres ATP en double

  • Un meilleur classement autour du Top 5 mondial

  • Et surtout :

    • Roland-Garros 2014 remporté avec Édouard Roger-Vasselin

    • Première paire française titrée à Paris depuis Noah / Leconte en 1984

    • Finale à Wimbledon 2016 sur le gazon londonien

À ça s’ajoute une ligne forte :

  • Médaille de bronze aux Jeux olympiques de Londres 2012 en double (avec Richard Gasquet), encore une fois sur le gazon de Wimbledon.



Le joueur de Coupe : Davis, Jeux, équipe de France


En équipe de France, Benneteau a coché la case “grand moment collectif” :

  • Membre du groupe vainqueur de la Coupe Davis 2017

  • Présent sur plusieurs campagnes marquantes de l’équipe de France

  • Toujours dans ce rôle de joueur fiable, capable de répondre présent en simple comme en double



La deuxième vie : capitaine et consultant


Très vite après la fin de sa carrière (2018), la transition se fait naturellement :

  • Il devient capitaine de l’équipe de France de Fed Cup,

  • Et mène les Bleues au titre en 2019 en Australie.

  • La compétition s’appelle ensuite Billie Jean King Cup, qu’il continue à diriger plusieurs années.


En parallèle, il s’installe aussi comme consultant télé (Canal+, notamment)



Ce qui reste

Dans les conversations entre fans, on le résumera souvent ainsi :

“Le meilleur joueur à n’avoir jamais gagné de titre ATP en simple.”

Mais si on regarde tout :

  • un Roland-Garros en double,

  • une médaille olympique,

  • une Coupe Davis gagnée,

  • une Fed Cup remportée comme capitaine,

on voit surtout une carrière pleine, très connectée au tennis français, et un garçon qui a su transformer une statistique cruelle en trajectoire respectée.

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