Julien Benneteau
- Balle de Break Collection

- 20 déc. 2025
- 2 min de lecture
Julien Benneteau, c’est le paradoxe du tennis français : un joueur qui détient l’un des records les plus cruels – dix finales ATP en simple, zéro titre – et, en même temps, un palmarès en double et en équipe nationale que beaucoup lui envieraient.
Les débuts et le simple
Né le 20 décembre 1981 à Bourg-en-Bresse, il passe pro en 2000.Pendant plus d’une décennie, son nom s’installe solidement dans le Top 100, avec des pics très corrects :
Meilleur classement : n°25 mondial en 2014
Quart de finaliste à Roland-Garros 2006
Demi-finales en Masters 1000 (Cincinnati 2014, Paris-Bercy 2017)
Mais son histoire en simple tourne autour d’une statistique devenue presque un running gag :
0 victoire pour 10 finales ATP.
Casablanca, Lyon, Kitzbühel, Marseille, Winston-Salem, Sydney, Rotterdam, Kuala Lumpur (trois fois)… À chaque fois, il va au bout de la semaine, jamais au bout du tournoi.
Et puis il y a ce match que tout le monde a en tête :Wimbledon 2012, troisième tour, où il pousse Roger Federer en cinq sets sur le Centre Court. Benneteau mène deux manches à zéro, frôle l’exploit, et laisse une des plus grosses frayeurs de la carrière du Suisse.
Le double : enfin la récompense
Là où sa carrière bascule vraiment du bon côté du palmarès, c’est en double.
12 titres ATP en double
Un meilleur classement autour du Top 5 mondial
Et surtout :
Roland-Garros 2014 remporté avec Édouard Roger-Vasselin
Première paire française titrée à Paris depuis Noah / Leconte en 1984
Finale à Wimbledon 2016 sur le gazon londonien
À ça s’ajoute une ligne forte :
Médaille de bronze aux Jeux olympiques de Londres 2012 en double (avec Richard Gasquet), encore une fois sur le gazon de Wimbledon.
Le joueur de Coupe : Davis, Jeux, équipe de France
En équipe de France, Benneteau a coché la case “grand moment collectif” :
Membre du groupe vainqueur de la Coupe Davis 2017
Présent sur plusieurs campagnes marquantes de l’équipe de France
Toujours dans ce rôle de joueur fiable, capable de répondre présent en simple comme en double
La deuxième vie : capitaine et consultant
Très vite après la fin de sa carrière (2018), la transition se fait naturellement :
Il devient capitaine de l’équipe de France de Fed Cup,
Et mène les Bleues au titre en 2019 en Australie.
La compétition s’appelle ensuite Billie Jean King Cup, qu’il continue à diriger plusieurs années.
En parallèle, il s’installe aussi comme consultant télé (Canal+, notamment)
Ce qui reste
Dans les conversations entre fans, on le résumera souvent ainsi :
“Le meilleur joueur à n’avoir jamais gagné de titre ATP en simple.”
Mais si on regarde tout :
un Roland-Garros en double,
une médaille olympique,
une Coupe Davis gagnée,
une Fed Cup remportée comme capitaine,
on voit surtout une carrière pleine, très connectée au tennis français, et un garçon qui a su transformer une statistique cruelle en trajectoire respectée.












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